Pathologie
Respiratoire EVALUATION DE LA QUALITE DE VIE DES PATIENTS AYANT UN SYNDROME DAPNEES OBSTRUCTIVES DU SOMMEIL TRAITES PAR VENTILATION EN PRESSION POSITIVE CONTINUE (VPPC). B. Fleury*, T. Lebrun**, N. Meslier*,
N. Rolland**, F. Portier*, C. Tardif*, *ANTADIR, Paris, Les patients ayant un syndrome dapnées obstructives du sommeil (SAOS) ont la perception dune détérioration de leur état de santé. Nous avons réalisé une étude prospective, multicentrique, pour évaluer les effets de la VPPC sur la qualité de vie des patients ayant un SAOS. 547 patients (469 hommes et 78 femmes) recrutés dans 59 centres français ont été suivis durant la première année de leur traitement par VPPC. Leur qualité de vie a été évaluée initialement puis au 3è, 6è, et 12è mois de traitement en utilisant le Nottingham Health Profile (NHP, 1ère partie). A létat basal, les patients avaient la perception dune moins bonne santé que les sujets normaux de même âge. La qualité de vie était plus mauvaise chez les femmes, chez les patients âgés de plus de 60 ans et chez ceux ayant un indice de masse corporelle (IMC) > 29 kg/m². La dégradation de la qualité de vie nétait pas directement proportionnelle à la sévérité de la maladie exprimée par lindex dapnées/hypopnées. Au 3è mois de traitement, une amélioration significative était observée pour toutes les dimensions, amélioration atteignant 60 % pour les dimensions " énergie " et " réactions émotionnelles ". Cette amélioration était stable au 6è et 12è mois. Une relation significative était observée entre lamélioration de la qualité de vie et la régression de la somnolence et de la fatigabilité diurnes. En conclusion, malgré son caractère contraignant, la VPPC améliore significativement la qualité de vie des patients ayant un SAOS. La régression de la symptomatologie diurne semble le facteur déterminant de cette évolution. |
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EVOLUTION DES CARACTERISTIQUES DU
RONFLEMENT APRES UPPP
CHEZ DES RONFLEURS APNEIQUES ET NON APNEIQUES
C. Person, N. Meslier, J. Dubin (at) , JL. Racineux
Laboratoire d'EFR et Sommeil,
Service de Pneumologie et (at) Service d'ORL .
CHRU ANGERS
Les effets de l'UPPP sur le ronflement sont souvent évalués par le seul interrogatoire du patient ou de son conjoint .Nous avons comparé l'évaluation subjective de l'UPPP et son efficacité objective chez 40 patients qui avaient été initialement adressés pour ronflements gênant l'entourage .
L'évaluation préopératoire a associé un autoquestionnaire sur les habitudes de sommeil, l'ancienneté et l'importance du ronflement, les symptômes pouvant faire évoquer un SAOS et un enregistrement polygraphique de ventilation pendant le sommeil (CID 102) permettant de quantifier le nombre de ronflements (IR) et le nombre d'apnées et hypopnées (IAH) par heure d'enregistrement. Lors de cette évaluation préopératoire, tous les patients se disaient ronfleurs habituels . Les ronflements étaient associés à un SAOS chez 29 patients (IAH = 30,5 +/- 20,3) et 11 patients étaient des ronfleurs non apnéiques (IAH = 6,5 +/- 2,3)
L'évaluation postopératoire a été réalisée 12 +/- 9 mois après la chirurgie .29 patients étaient satisfaits de la chirurgie et 11 ne l'étaient pas . Pour l'ensemble de la population, IR a diminué de façon significative de 364 +/- 190 à 247 +/- 171 et IAH de 23,9 +/- 21,4 à 17,2 +/- 16.
Chez les ronfleurs apnéiques, IAH a diminué significativement de 30,5 +/- 20,3 à 20,7 +/- 17,3 et IR de 384 +/- 209 à 243 +/- 183 .
Chez les ronfleurs non apnéiques, IR est passé de 311 +/- 119 à 259 +/- 142, et IAH de 6,5 +/- 2,3 à 8,2 +/- 6 .
Chez les 11 patients mécontents, IAH et IR étaient soit inchangés soit aggravés . Parmi les 29 patients satisfaits, on retrouvait 9 SAOS devenus des ronfleurs non apnéiques, 3 SAOS dont l'IAH a été réduit de plus de 50 % (de 73,2+/-16,1 à 24,5+/-7,1), 2 ronfleurs non apnéiques ayant réduit leur IR de plus de 50 % .
Pour les 15 autres patients satisfaits, il n'était noté aucune diminution de l'IAH, de l'IR ou de l'énergie moyenne des ronflements . Parmi ces 15 patients, 14 disaient mieux dormir depuis l'intervention et pour 12 patients, le conjoint signalait un changement dans la tonalité du ronflement .
Cette étude montre donc qu'il est nécessaire d'évaluer de façon objective l'efficacité de l'UPPP sur les ronflements. La discordance entre satisfaction subjective et efficacité objective pourrait s'expliquer par une amélioration de la qualité du sommeil et /ou une modification du spectre en fréquence des ronflements .
UNE NOUVELLE METHODE D'EVALUATION DE LA DYNAMIQUE PHARYNGEE AU COURS DU SOMMEIL PAR EFFET DOPPLER ULTRASONORE
Malbos F.(1), Meslier N.(2), Freycenon C.(3), Person C.(2), Depollier C.(1), Racineux J.L.(2),-
(1) URA CNRS 1101, Université du Maine, Le
Mans,
(2)Laboratoire du sommeil, CHU, Angers ,
(3) Cidelec, St Gemmes/Loire, (France)
L'évaluation de la dynamique pharyngée est actuellement réalisée par des méthodes invasives, irradiantes ou incompatibles avec un enregistrement polysomnographique. Nous avons développé une technique d'investigation dont le principe est l'étude, par effet doppler, de la réflexion des ultrasons sur l'interface paroi pharyngée antérieure-air. Ce procédé permet de détecter des déplacements de cette paroi supérieurs à 0,2 mm pour une vitesse comprise entre 5mm/s et 18 cm/s. Le transducteur ultrasonore est fixé sous le menton du patient au voisinage de l'os hyoïde. Le faisceau ultrasonore est ainsi dirigé vers l'oropharynx. Nous avons évalué cette méthode chez 10 sujets au cours d'enregistrements polysomnographiques standards. Trois sujets ont un index d'apnées et hypopnées par heure de sommeil (IAH) inférieur à 15, 3 ont un syndrome d'apnées du sommeil (SAOS) de sévérité moyenne et 4 sujets ont un SAOS sévère (IAH > 50). L'enregistrement doppler ultrasonore est déclenché manuellement à plusieurs reprises au cours de la nuit. Nous n'avons retenus au cours de l'analyse que les déplacements de la paroi pharyngée supérieurs à 1 millimètre. 3929 cycles respiratoires ont été analysés en respiration calme. Un déplacement de la paroi pharyngée antérieure a été observé au cours de 294 inspirations (7,5%). Le déplacement se fait vers l'avant dans 87% des cas à l'éveil et vers la paroi postérieure dans 76% des cas pendant le sommeil. Lors de ronflements, les mouvements de la paroi pharyngée sont plus fréquents (658 / 822 ronflements inspiratoires). Ce mouvement est postérieur dans 72% des cas. Aucun mouvement n'a été détecté au cours de 8 apnées centrales. 156 apnées obstructives ont été analysées. Nous avons observé au cours de 51% de ces apnées, des déplacements de la paroi pharyngée antérieure vers la paroi postérieure lors des efforts inspiratoires. Ceci suggère que, lors de ces apnées, le site du collapsus est au-dessus de l'oropharynx.
Ces résultats préliminaires montrent que, sous réserve d'améliorations techniques telles qu'un balayage spatial du faisceau ultrasonore, cette nouvelle méthode non invasive pourrait permettre d'étudier les rétrécissements ou les collapsus pharyngés lors du sommeil.
TRAITEMENT DU SYNDROME D'APNEES
OBSTRUCTIVES DU SOMMEIL (SAS) PAR PRESSION POSITIVE CONTINUE
(PPC):
EFFETS SUR LE NOMBRE D'ACCIDENTS
Philip-Joët F*, Fleury B*, Meslier N*, Lebrun
T**, Cornette A*, Fortin F*,
Robert M*, Krieger J*, Levy P*, Sailly JC**, Racineux JL.
* ANTADIR Paris,
**CRESGE Lille.
Le but de cette étude a été de comparer la fréquence de survenue d'accidents de la route, du travail, ou à la maison chez des patients atteints de SAS dans l'année précédant et l'année suivant la mise en route de la PPC.
Dans une étude prospective multi-centrique (59 centres) 893 parmi 1273 patients successifs porteurs d'un SAS ont eu un traitement par PPC (76%) et ont été suivis pendant un an. Sur 153 patients sortis de l'étude, 108 l'ont été par désappareillage. De plus 193 dossiers étaient incomplets. Ainsi 547 dossiers complets de patients traités par PPC ont été analysés, Les visites d'inclusion et à 12 mois comportaient un auto-questionnaire sur le nombre d'accidents survenus ou évités de justesse au cours de l'année précédente, leur nature, leur lien avec un manque de vigilance, Des questions étaient également posées sur les troubles physiques liés au SAS, la qualité de vie, l'observance et la tolérance de la PPC.
A l'inclusion 86% des patients étaient des hommes avec un index de masse corporelle (IMC) de 33,9 ± 6,9 kg/m2,un index d'apnée-hypopnée (IAH) de 54,7 après polygraphie de ventilation et de 62,6 après polysomnographie. Ils présentaient un ronflement et une somnolence diurne dans 97 et 91% des cas. Les 2/3 des patients utilisaient leur PPC toute la nuit et toutes les nuits, en moyenne 6h50, en moyenne à 9,9 ± 2,4cm H2O. Dans l'année précédant l'inclusion, 60 patients (11%) déclaraient avoir eu en moyenne 1,57 ± 1,33 accidents dont 52,6% étaient imputés à un manque de vigilance.
nombre de nombre Route domicile travail
patients d'accidents % % %
accidents avant 60 94 48,7 26,3 13,2
réels après 36 * 40* 34 31,2 18,4
nombre de nombre Route domicile travail
patients d'accidents (patients)(patients) (patients)
accidents avant 151 670 124 20 16
risqués après 32 * 58* 24* 6* 2*
*=p<0,01
A un an on notait une amélioration du ronflement et de la somnolence diurne (9/10), de la fatigue (8/10), Sous traitement par PPC le nombre de patients ayant eu un accident réel ou ayant risqué un accident est diminué, parallèlement à la diminution de la somnolence diurne et de la fatigue.
ÉVALUATION MÉDICALE ET
MÉDICO-ECONOMIQUE DU
TRAITEMENT DU SYNDROME D'APNÉES OBSTRUCTIVES DU SOMMEIL (SAS)
PAR PRESSION POSITIVE CONTINUE (PPC)
Philip-Joët F*, Meslier N*, Lebrun T**,
Reybet-Degat O*, Joffreau H*,
Fleury B*, Levy P*, Krieger J*, Sailly JC**, Racineux JL*.
* ANTADIR Paris,
** CRESGE Lille.
Le but de cette étude a été d'étudier les conséquences médicales et socio-économiques du traitement du SAS par PPC en terme de qualité de vie, recours aux soins, les études existantes n'ayant porté que sur de faibles effectifs ou étant rétrospectives.
Dans une étude prospective multi-centrique (59 centres) sur 1273 patients successifs porteurs d'un SAS confirmé par polysomnographie (1046) ou polygraphie, un traitement par PPC (76%) a été prescrit 893 fois et les patients ont été suivis pendant un an. Sur 153 patients sortis d'étude (17%), 108 avaient été désappareillés. De plus 193 dossiers étaient incomplets. Ainsi 547 dossiers complets de patients traités par PPC ont été analysés. Chaque visite (0,3, 6 et 12 mois) comportait un auto -questionnaire (signes cliniques liés au SAS, activité, accidents, Indicateur de Santé Perceptuelle de Nottingham [ISPN]), un questionnaire médical, l'observance de la PPC, sa tolérance, les éventuels changements d'appareil.
A l'inclusion 86% des patients étaient des hommes avec un index de masse corporelle (IMC) de 33,9 ± 6,9 kg/m2, un index d'apnée-hypopnée (IAH) de 54,7 après polygraphie de ventilation et de 62,6 après polysomnographie. Ils présentaient un ronflement et une somnolence diurne dans 97 et 91% des cas. La qualité de vie était particulièrement dégradée. La PPC moyenne était 9,9 ± 2,4 cmH2O. Les 2/3 des patients utilisaient leur PPC toute la nuit et toutes les nuits (en moyenne 6h50 au 12°mois). Seuls 6,6% utilisaient la PPC moins de 3h/nuit. 95% des patients étaient satisfaits du traitement et 93% de l'appareil. Les principaux inconvénients étaient le bruit (4fois/10), la sécheresse de la bouche (1/2), un écoulement ou une obstruction nasaux, une irritation oculaire.
A un an on notait une amélioration du ronflement et de la somnolence diurne (9/10), de la fatigue (8/10), de la gazométrie (de 74 à 84 mmHg pour la PaO2 et de 42 à 40 pour la PaCO2) mais également de l'ISPN et du nombre d'accidents. Les hommes étaient très contents de leur traitement plus souvent que les femmes, les moins de 60 ans plus souvent que les sujets âgés, les sujets obèses étaient plus souvent observants et très contents que les non obèses.
Cette étude a montré que le SAS est responsable de symptômes altérant grandement la vie quotidienne. Le traitement par PPC fait disparaître ces symptômes, améliore la qualité de vie et malgré les contraintes est bien suivi.
SENSATIONS RESPIRATOIRES, TACTILES ET
AUDITIVES DANS
LE SYNDROME D'APNEES-HYPOPNEES OBSTRUCTIVES DU SOMMEIL.
Dutau H, Philip-Joet F, Burnet H, Charpin D,
Jammes Y
Services de Pneumologie et d'Explorations Fonctionnelles
respiratoires,
Hôpital Nord, Marseille 13015 (France).
L'existence d'une perturbation des sensations respiratoires au cours du syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est controversée. Le but de l'étude était d'étudier de façon prospective les sensations respiratoires, tactiles et auditives à l'éveil de patients souffrant de SAHOS avant (J0) et après un mois (J30) de ventilation en pression positive continue (PPC) en les comparant à un groupe de sujets sains.
Huit hommes (55,4±3 ans), index de masse corporelle (IMC): 32,5±0,8 kg/m2) porteurs d'un SAHOS authentifié par polysomnographie et 7 sujets sains (45,3±3 ans, IMC:24±1,5) ont été inclus .
A J0 et J30 (JO seulement pour les témoins) les sensations respiratoires étaient évaluées par détection de charges inspiratoires externes, les sensations tactiles par détection de stimuli mécaniques digitaux et les sensations auditives par détection de stimuli sonores, la somnolence était appréciée par l'échelle d'Epworth, les fonctions cognitives par le Trail test. A J0 les sensations respiratoires des patients étaient perturbées alors que les deux autres sensations ne l'étaient pas. La somnolence, l'IMC, les résistances des voies aériennes (RVA), le Trail test étaient plus élevés chez les patients.
Après traitement, les sensations respiratoires et tactiles s'amélioraient significativement tandis que les sensations auditives demeuraient inchangées. L'index d'apnée-hypopnée (IAH) diminuait de 52±5 à 3,2±1, l'IMC de 32,5±0,8 à 31,6±0,6 et les RVA de 2,9±0,1 à 2±0,2. La somnolence et les fonctions cognitives n'étaient pas modifiées significativement. Une relation linéaire négative existait entre la capacité de détection des charges respiratoires externes et la valeur des RVA.
Les patients atteints de SAHOS ont des sensations respiratoires perturbées qui s'améliorent après PPC. L'altération des sensations respiratoires avant traitement pourrait être due à une élévation pathologique des RVA secondaire à une bronchopathie méconnue ou à l'obésité. L'amélioration des sensations respiratoires et tactiles après traitement pourrait s' expliquer par la diminution des RVA parallèlement à une réduction pondérale. Les afférences respiratoires et tactiles se projettant au niveau de la même aire corticale sensorielle pourraient perturber mutuellement leur perception. Dans notre étude, la réduction des afférences respiratoires par diminution des RVA pourrait expliquer l'amélioration de la perception des stimuli tactiles. Les afférences auditives se projettant au niveau d'une autre aire corticale, n'ont pas de raison d'être perturbées par les deux autres types d'afférences.
DEVENIR DE LINDEX
DAPNEE-HYPOPNEE APRES
ARRET DE LA PRESSION POSITIVE CONTINUE
CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE SYNDROME DAPNEE DU SOMMEIL.
Lacassagne L., Didier A., Murris M., Aubry
J.C., Léophonte-Domairon M.L.,
Thach K.S., Tiberge M., Pessey J.J. et Léophonte P.
Service de Pneumologie-Allergologie, Laboratoire dExploration du Sommeil et Service dORL - CHU Rangueil, 1 avenue Jean Poulhes, 31 054 TOULOUSE.
Le but de cette étude était de déterminer chez 94 patients atteints de syndrome dapnée du sommeil (S.A.S.) et traités par pression positive continue (P.P.C.) depuis plus dun an, le devenir de lindex dapnée-hypopnée (I.A.H) lors dune nouvelle polysomnographie (E.P.S.) réalisée 48 à 72 heures après arrêt de la P.P.C.. Ces patients avaient les caractéristiques suivantes lors du bilan initial : I.A.H. moyen de 37 / heure (+22), index de masse corporelle de 33,4 kg/m2 (+7,6), et somnolence diurne dans 86 % des cas. Less caractéristiques du traitement par P.P.C. étaient les suivantes : durée moyenne dappareillage de 32 mois (+22), pression moyenne de 8,6 cm H2O (+ 1,6) et durée quotidienne de 6,2 heures (+ 2,7).
Lors du nouvel E.P.S., lI.A.H. moyen était de 38,2/heure (+20,3). Dans lensemble du groupe, il existait une bonne corrélation avec les résultats de lE.P.S. initial (r=0,41 - p <0,0001). Cependant pour 28 patients (29,7%), on observait lors du 2ème E.P.S. une variation de 50 % (en plus ou en moins) de lI.A.H. Chez 22 de ces 28 patients, lélévation de lI.A.H. était contemporaine dune prise pondérale. Chez les 6 autres patients (I.A.H.moyen initial de 24,6/heure), lI.A.H. moyen était de 4,2 / heure lors du nouvel E.P.S. . Ces 6 patients ont été désappareillés pendant 6 à 12 mois. Un nouvel enregistrement a été réalisé, lI.A.H. était alors en moyenne de 42,4/heure et dans tous les cas, la somnolence diurne qui avait disparue sous P.P.C. était réapparue.
En conclusion, cette étude montre que lI.A.H. ne présente pas de modification au cours du temps chez la majorité des patients atteints de S.A.S. traités par P.P.C. Toutefois, lI.A.H. peut sélever chez les patients présentant une prise pondérale significative. Enfin, le délai de 48 à 72 heures darrêt de la P.P.C. nest pas toujours suffisant pour voir réapparaître les signes cliniques et polysomnographiques du S.A.S., en particulier chez les patients appareillés avec un I.A.H. inférieur à 30 / heure.
MORTALITE DANS LE SYNDROME
DAPNEES DU SOMMEIL (SAS).
ETUDE CAS-TEMOINS DE PATIENTS TRAITES PAR
PRESSION POSITIVE CONTINUE (PPC)
Reybet-Degat O., Horelbecke A., Veale D.,
Humeau-Chapuis M.P.,
Michard Ph., Jonquet O., Alluin F., Chailleux E.
Groupe de travail Observatoire CMTS. ANTADIR, 66 Bd Saint-Michel,
75006 Paris.
Beaucoup dinconnues persistent sur la surmortalité liée au SAS et le rôle de la PPC sur cette surmortalité. Le but de cette étude a été de rechercher les causes et les facteurs prédictifs de décès chez les patients porteurs d un SAS et traités par PPC.
Patients et méthodes : Les décès survenus chez les patients traités par PPC dans 7 centres prescripteurs ont été recencés. Leur cause était souvent connue du prescripteur; dans les autres cas, elle a été recherchée en interrogeant le médecin traitant et/ou la famille.
La recherche des facteurs prédictifs de décès sest faite en recueillant différentes données dans lobservation des patients décédés et dans celle de patients témoins, toujours en vie, et appariés dans chaque centre par rapport aux décédés selon leur âge, leur sexe et la date de mise en route de la PPC. Ces données ont été comparées dans les deux groupes en utilisant le test T et le Chi2.
Résultats : Sur 124 décès recencés, 49 ont été rapportés à une cause cardio-vasculaire (16 morts subites, 13 insuffisances cardiaques, 9 infarctus myocardiques, 7 accidents vasculaires cérébraux, 4 dissections aortiques), 29 à un cancer, 8 à un suicide, 7 à des complications post-opératoires, 6 à une insuffisance respiratoire aiguë, 2 à une noyade, 2 à une fausse-route alimentaire, 2 à un choc septique, 1 à une embolie pulmonaire, 1 à une pancréatite; enfin 5 causes ont été étiquetées arrêt cardio-respiratoire et 12 sont restées inconnues.
A la mise en route sous PPC et par rapport aux témoins, on observe de manière significative chez les décédés des antécédents de pathologie respiratoire et psychiatrique plus fréquents (respectivement 71 cas vs 35 et 28 vs 12), une PaO2 diurne et une SaO2 nocturne plus basses (respectivement 68mmHg vs 74 et 54% de temps <90% vs 38%), un VEMS plus bas (68 % théor vs 81). Par contre, il na pas été mis en évidence de différence significative au niveau des antécédents pathologiques cardio-vasculaires, métaboliques et néoplasiques (respectivement 92 cas vs 80, 44 vs 40 et 23 vs 13), de lindex de masse corporelle (35 vs 34), de lindex dapnées-hypopnées (47 vs 50), de la PaCO2 (43 vs 42). Le niveau de PPC est plus élevé chez les décédés (10,3 cm H2O vs 9,7) et lobservance moins bonne.
Conclusions : Nos résultats mettent bien en évidence le rôle des pathologies associées antécédantes dans les décès observés chez les patients traités pour SAS. Lindex dapnées-hypopnées apparait sans influence sur ces décès.
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Asmanet-Villette
Congrès Conçue et réalisée
par: Michel Godard (at)
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Date de création: 1996 - Dernière mise à jour: 24/07/98
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