Epidémiologie INTERNATIONAL STUDY OF ASTHMA
AND ALLERGIES IN CHILDHOOD (I.S.A.A.C.) : D. Charpin (Marseille) et le groupe ISAAC France. Lenquête ISAAC a été développée en réponse à laugmentation rapide de la prévalence des maladies allergiques. Elle se propose de dresser une cartographie mondiale de cette prévalence (phase 1) et den mieux connaître les facteurs de risque (phase 2) et les tendances évolutives (phase 3). La phase 1, qui fait lobjet de la présentation, intéresse de manière obligatoire dans chaque centre, un groupe de 3000 adolescents et, de manière facultative, un groupe denfants âgés de 6 et 7 ans. En France 27 256 enfants et adolescents des centres de Bordeaux, région de la Marne, Fos lEtang-de-Berre, Montpellier et Strasbourg ont participé à cette enquête en 1994 et 1995. Lenquête comportait un questionnaire, rempli par les parents des enfants de 6 et 7 ans ou par les adolescents, portant sur lasthme, la rhinite et leczéma. Les questions avaient été préalablement validés en langue anglaise. Le centre de Fos lEtang-de-Berre a procédé à une étude de reproductibilité des réponses auprès dun échantillon de 300 adolescents. La reproductibilité des réponses de ladolescent est meilleure pour les questions diagnostiques. La comparaison des réponses fournies par ladolescent et ses parents est là encore bonne pour les questions diagnostiques, tandis que les parents sous-estiment largement la prévalence de symptômes tels que la toux nocturne ou les sifflements à leffort. Certains centres ont par ailleurs utilisé chez ladolescent un questionnaire vidéo relatif aux symptômes asthmatiques. Le taux de participation dans les différents centres a été très satisfaisant. Lenquête ISAAC fournit des chiffres de prévalence portant sur des classes dâge jusqualors peu étudiées. Elle montre la forte prévalence des maladies allergiques et pourra servir de référence pour des enquêtes ultérieures de prévalence. Remerciements : Institut UCB de lAllergie, IFAR et DDASS du Bas-Rhin, Laboratoire Synthélabo-France, Laboratoire Rhône-Poulenc-Rorer |
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COMPARAISON DU QUESTIONNAIRE ÉCRIT ET DU QUESTIONNAIRE VIDÉO DANS L'ÉVALUATION DE LA PRÉVALENCE DE L'ASTHME CHEZ L'ADOLESCENT: ENQUETE ISAAC-FRANCE.
E. Quoix*, D. Charpin** G. Hedelin***, C. Kopferschmitt-Kubler*, M. Blaumeiser* Et G. Pauli*. * Pavillon Laennec Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ** Hôpital Nord - Marseille *** Laboratoire d'Epidémiologie et de Santé Publique, Faculté de Médecine Strasbourg
Les réponses obtenues aux autoquestionnaires écrits sont susceptibles de varier considérablement en fonction du contexte socio-culturel des personnes interrogées. C'est ainsi tout particulièrement le cas pour l'interprétation des symptômes d'asthme. Afin de réduire ces variations il a été mis au point pour l'enquête ISAAC sur la prévalence de l'asthme chez les adolescents, parallèlement au questionnaire écrit, un questionnaire vidéo de 4 minutes montrant 5 séquences différentes avec une crise d'asthme au repos, une crise d'asthme à l'effort, un réveil nocturne par une toux sèche, un réveil nocturne par une dyspnée sibilante et enfin une crise d'asthme grave. Ces cinq séquences peuvent être mises en parallèle avec certaines questions du questionnaire écrit. Dans le cadre de la phase I de l'enquête ISAAC, nous avons ainsi comparé les résultats dans deux zones d'enquête en France à savoir Fos-sur-Mer, l'Etang de Berre, et Strasbourg. 3494 adolescents de Fos-sur-Mer d'âge moyen 13 ans et comportant 50,4% de filles et 5404 adolescents de Strasbourg d'âge moyen 13,2 ans et comportant 51 % de filles ont ainsi fait l'objet de cette étude entre janvier et juin 1994. Le questionnaire écrit et le questionnaire vidéo ont toujours été passés durant la même heure, la vidéo venant après le questionnaire écrit. D'une façon générale il y a nettement moins de "Je ne sais pas" avec le questionnaire vidéo qu'avec le questionnaire écrit (Ces non-réponses passent en moyenne de 11% à 3,3% à Fos-sur-Mer et de 5,5% à 1% à Strasbourg). En revanche la concordance des deux questionnaires évaluée par le test de Kappa s'est révélée franchement médiocre même lorsqu'on regroupe toutes les questions concernant par exemple les "sifflements". Il n'y a aucune différence entre Strasbourg et Fos-sur-Mer en ce qui concerne la concordance.
En conclusion: le questionnaire vidéo diminue les incertitudes et constitue de ce fait un instrument transculturel intéressant. La mauvaise concordance entre les deux types de questionnaires s'explique au moins partiellement par le fait que l'information demandée n'est pas entièrement superposable.
RHINITE CHEZ LES ADOLESCENTS D'I.S.A.A.C. FRANCE
I. Annesi-Maesano, M.P Oryszczyn et le Groupe I.S.A.A.C., I.N.S.E.R.M. U169 Villejuif.
L'épidémiologie de la rhinite à l'adolescence a été étudiée en utilisant les données de 18 187 adolescents (13.3±0.9 ans) ayant participé en 1993/4 à l'International Study of Asthma and Allergy in Childhood (I.S.A.A.C.) dans 5 centres français (Bordeaux, Fos l'Étang de Berre, Hérault, Strasbourg et Marne). Un questionnaire standardisé a été utilisé pour déterminer les différents formes de rhinite. Comme attendu, la prévalence cumulative de la rhinite, définie par la présence d'éternuements, rhinorrhée et/ou nez bouché, était très élevée dans cette population d'adolescents (prévalence médiane parmi les 5 centres (PM): 54.1%). De même, la rhinite durant les 12 mois précédant l'enquête était aussi très fréquente (PM : 44.4%). Parmi les autres formes de rhinite, les adolescents reportaient premièrement le rhume des foins (PM : 16%) puis la rhinoconjonctivite (PM : 14%), la rhinite saisonnière définie sur la base des mois d'atteinte (PM : 7.3%) et dernièrement la rhinite pérannuelle (PM : 2.8%). La prévalence des rhinites ne dépendait pas de l'âge mais dépendait du sexe, les filles ayant reporté plus de rhinites que les garçons. Par ailleurs, des différences importantes dans la prévalence des différentes formes de rhinite existaient selon la zone géographique : il y avait plus de rhinites dans l'Hérault qu'ailleurs. Ceci persistait après ajustement sur le sexe avec le modèle logistique. L'estimation du risque attribuable confirmait la différentiation entre les zones. Toutes les différentes formes de rhinite étaient hautement corrélées entre elles. De plus, elles étaient corrélées aux sifflements et à l'asthme. Une étude des biais est nécessaire afin d'interpréter ces résultats.
SOUS-DIAGNOSTIC DE L'ASTHME CHEZ
L'ENFANT: RÉSULTATS D'UNE ÉTUDE TRANSVERSALE DANS UN
ÉCHANTILLON RANDOMISÉ
DE 4251 ENFANTS DE 5 À 12 ANS.
I Pin* , C Cans**, S Vivier+, C Lien++, C Pecquegnot+++, C Pison**, B Paramelle+.
Service de Pneumologie** et Département de Pédiatrie*, CHU de Grenoble, Service de Santé scolaire municipal de Grenoble++, Comité Départemental des Maladies Respiratoires+ et Service de Promotion de la Santé des élèves+++ de l'Isère.
L'asthme reste une maladie sous diagnostiquée chez l'enfant.
En épidémiologie la prévalence de l'asthme reconnu est
inférieure à la prévalence des symptômes d'asthme. Pour
étudier l'importance de ce phénomène, nous avons mené une
étude transversale de l'asthme et de ses symptômes dans un
échantillon randomisé de 188 classes primaires de Grenoble et
de sa banlieue. Les parents de 3799 sur 4251 enfants (taux de
réponse 89,4 %) ont répondu à un autoquestionnaire comportant
7 questions sur l'existence de crises d'asthme, de symptômes
d'asthme et de traitement pour l'asthme. A partir des réponses
à l'autoquestionnaire, nous avons sélectionné 185 enfants
asthmatiques récents (A) (prévalence 4,3 %) et 151 enfants
rapportant des symptômes d'asthme récents (sifflements, crise
de sifflements gênant la respiration, réveil par une crise
d'essoufflement ou sifflements déclenchés à l'effort) sans
asthme reconnu (S) (prévalence 4,0 %). Les parents de 146 A et
67 S ont répondu à un questionnaire détaillé. Il n'y avait
pas de différence significative entre répondeurs et non
répondeurs pour l'âge, le sexe et le nombre de symptômes
rapporté à l'autoquestionnaire. Parmi les S, 9,0 % ont eu un
diagnostic dasthme, 37,3 % de bronchites asthmatiformes ou
de bronchiolites récidivantes, 28,4 % des diagnostics non
spécifiques et 25,4 % aucun diagnostic. Les parents rapportent
plus fréquemment des antécédents atopiques familiaux, de
l'eczéma ou des épisodes de sifflements avant 3 ans dans le
groupe A que dans le groupe S. Par contre il n'y a pas de
différence concernant le tabagisme pendant la grossesse ou la
petite enfance. La fréquence des symptômes et l'absentéisme
scolaire sont similaires dans les 2 groupes. Si les A et les S
ont la même fréquence de symptômes déclenchés par les
infections, les A ont plus de symptômes déclenchés par
l'effort et les allergies et plus de gêne respiratoire associée
aux sifflements. Seulement 31,3 % des S ont un traitement à
visée respiratoire, dont 47 % en inhalation, comparés à 76 %
dont 89,2 % de traitement en inhalation pour les A. En
conclusion, dans la population générale des enfants scolarisés
en primaire, un pourcentage significatif denfants rapporte
des symptômes dasthme sans asthme reconnu. Une fois sur 2,
on peut penser quil sagit dasthmes non
diagnostiqués. Une minorité reçoive un traitement, rarement
sous forme inhalée.
Travail effectué grâce à une bourse du Conseil Général de
l'Isère
EPIDEMIE D'ASTHMES PROFESSIONNELS DANS UNE ENTREPRISE DE FABRICATION DE COLORANTS : A PROPOS DE 22 CAS.
KOPFERSCHMITT M.C.*, OSTER-MATHIS V.*, GUERRE C.,** ZIPPER J.**, NEWINGER G.**, PAULI G.* (* Strasbourg, ** Mulhouse).
22 salariés travaillant soit dans le laboratoire de recherche, soit dans l'atelier de production, ou dans le magasin de stockage d'une entreprise spécialisée dans la fabrication de colorants non alimentaires, ont été inclus dans cette étude. Ces 22 salariés ont présenté, après une latence clinique moyenne de 7,3 mois, soit des manifestations asthmatiques (77%), soit une gêne respiratoire atypique (23%); ces symptômes étaient souvent précédés de rhinite mais ne s'accompagnaient ni d'atteinte cutanée, ni d'alvéolite. La symptomatologie évoquait dans 2 cas un syndrome d'hyperréactivité des bronches (RADS). D'autre part, 3 patients ont présenté un asthme aigu grave. Un terrain atopique a été mis en évidence dans 18% des cas. Tous les salariés manipulaient une nouvelle substance pulvérulente, un dérivé pipéridinyl triazine, stabilisant des colorants non alimentaires. Chez 5 patients, des tests de provocation bronchique réalistes ont été pratiqués: on a noté la survenue d'une réaction bronchospastique immédiate dans 2 cas, d'une réaction retardée dans 3 cas. Une mesure des IgE spécifiques effectuée chez 5 patients (Pharmacia, Suède) est positive chez 1 patient. Après une éviction de 1 à 3 ans, 11 patients sur 20 n'ont plus présenté de manifestations d'asthme alors que les symptômes persistaient chez 9 patients.
En conclusion, cette étude décrit une nouvelle étiologie d'asthme professionnel induit par la manipulation d'un stabilisant de colorants et caractérisé par sa gravité potentielle.
PREVALENCE .DE L'ASTHME ET DES SIFFLEMENTS CHEZ L'ENFANT.
Raherison C.*. Tunon de Lara JM.*,Guizard A.V.*, Taytard A.*, Kopferschmitt C., Quoix E.**, Pauli G.** * Service des maladies respiratoires CHU Bordeaux. **Pavillon Laennec CHU Strasbourg.
La phase I de l'enquête ISAAC (International Study of asthma and allergy in childhood) a pour but d'évaluer la prévalence de l'asthme et des pathologies allergiques chez l'enfant. Elle repose sur un autogestionnaire rempli par les parents des enfants âgés de 6 à 7 ans (CP et CEl). L'enquête a concerné 55 écoles primaires à Bordeaux intra-muros et 57 à Strasbourg. Le taux de réponse au questionnaire a été respectivement de 80,3 % et de 84,3 %. Nous rapportons ici les taux de prévalence des symptômes d'asthme chez des enfants habitant les villes de Bordeaux et de Strasbourg.
Bordeaux Strasbourg p n=3205 n=5492 age moyen 6,7 6,9 sex-ratio 0,97 1,0 Sifflements 18,3 15,2 0,014 Sifflements 12 mois 8 6.1 0,001 Antécédent d'asthme 9,3 6,7 0,001 Sifflements à l'effort 3,3 2,7 ns Toux nocturne 12 mois 16,4 17,0 0.001
La prévalence cumulée de l'asthme et des sifflements est significativement plus élevée à Bordeaux. l'inverse est observée pour la toux nocturne. En revanche, la fréquence et la sévérité des crises d'asthme et des sifflements apparaît moindre à Bordeaux. L'analyse des données par régression logistique multiple, avec comme variables explicatives le centre et le sexe, confirme l'existence d'un effet centre, avec une plus forte prévalence de l'asthme et des sifflements à Bordeaux. l'analyse des données en fonction du sexe, retrouve dans les deux centres une prédominance masculine déjà retrouvée antérieurement dans la littérature. Cette prédominance masculine concerne la prévalence de l'asthme (OR: 1,7 p<0,0(01) et la totalité des symptômes se rapportant à l'asthme (OR : 2,25 p<0,(001). La Phase II de l'étude ISAAC aura pour but d'étudier les facteurs de risque pouvant être impliqués dans l'asthme et les pathologies allergiques, et de formuler des hypothèses quand à l'origine des différences de prévalence.
Bordeaux : Remerciements aux laboratoires Fisons, Rhone-Poulenc Rorer
INFLUENCE DE L'ATOPIE SUR LA FONCTION
RESPIRATOIRE
EN MILIEU AGRICOLE DANS LE DOUBS
Dubiez A., Choma D., Westeel V., Gora D., Meyer V., Pernet D., Polio JC., Gibey R., Monnet E., Laplante JJ., Depierre A., Dalphin JC. Service de Pneumologie, Unité SERF ; Besançon (France)
Les facteurs de risque individuels de la bronchite chronique et de l'obstruction bronchique chronique en milieu agricole sont mal connus. La relation entre atopie et fonction respiratoire a été analysée dans un échantillon de 596 sujets affiliés au régime agricole dans le département du Doubs, qui comprenait 245 exploitants agricoles fourragers et 351 salariés dont 145 non-exposés. Tous les sujets étudiés ont bénéficié d'un questionnaire (dérivé du questionnaire Européen sur la santé respiratoire), d'une spirométrie et d'explorations allergologiques comprenant IgE totales, Phadiatop et tests cutanés aux allergènes suivants : D. Pteronyssinus, A Siro, squames de bovins, poils de chat, pollens de graminées, pollens de bétulacées, extraits de foin. Après analyse par régression linéaire multiple avec ajustement sur l'âge, le sexe, le tabac, l'exposition (exploitants agricoles fourragers versus autres sujets) et les symptômes, il n'a pas été observé de relation significative entre les paramètres fonctionnels respiratoires et les différents indicateurs d'allergie testés. Les facteurs associés à une altération de la fonction respiratoire étaient le tabac (p<0,001 pour la CV et le VEMS et p< 0,025 pour le rapport VEMS/CV) et le fait d'être exploitant agricole fourrager (p < 0,025 pour le rapport VEMS/CV).
En conclusion, cette étude n'apporte pas d'argument pour l'intervention de facteurs allergiques IgE-dépendants dans l'obstruction bronchique chronique en milieu agricole dans le Doubs.
Travail soutenu par le Réseau National de Santé Publique et l'INSERM (CNEP - 93CN20)
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Asmanet-Villette
Congrès Conçue et réalisée
par: Michel Godard (at)
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Date de création: 1996 - Dernière mise à jour: 24/07/98
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