Chirurgie
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SURVIE ET RESULTATS FONCTIONNELS A LONG TERME
APRES CHIRURGIE DE REDUCTION PULMONAIRE (CRP)
PAR RAPPORT A LA TRANSPLANTATION MONOPULMONAIRE (TMP) DANS LES EMPHYSEMES DIFFUS SEVERES.

A. Marceau, M. Fournier, C. Roué, G. Jebrak, H. Mal, C. Sleiman, R. Pariente.
Service de pneumologie et réanimation, hôpital Beaujon, Clichy, France.

CRP et TMP sont 2 options pour le traitement chirurgical de l'emphysème pulmonaire diffus sévère. Le bénéfice à long terme de ces 2 techniques n'a encore jamais été comparé. Dans une étude rétrospective nous avons comparé les données cliniques, fonctionnelles et gazométriques obtenues chez des patients ayant subi soit une CRP (n=13) soit une TMP (n=25) entre 1982 et 1992. En pré-opératoire les 2 groupes étaient identiques en terme d'âge (53,1 ans pour la TMP et 55,3 pour la CRP) et de VEMS (respectivement 16,8% et 18% de la théorique). En post-opératoire le taux de survie est meilleur après CRP pendant les 3,5 ans suivant la chirurgie (p=0,014). Le VEMS augmente significativement (+50% après CRP et +188% après TMP) dans les 2 groupes mais ne persiste que 2 ans après CRP. La Pa02 n'augmente qu'après TMP. Par contre en ce qui concerne le coût médical il est approximativement 10 fois moins élevé après une CRP.

Conclusion : Après une CRP le bénéfice fonctionnel est significatif mais transitoire pour les patients présentant un emphysème diffus sévère avec une survie à long terme qui ne semble pas inférieure à celui de la TMP et un coût beaucoup moins important.

 

RÉSECTION DE BULLES GÉANTES OU RÉDUCTION DE VOLUME
DANS L'EMPHYSÈME SÉVÈRE :
ÉTUDE COMPARATIVE RÉTROSPECTIVE

ROUÉ C, MAL H, SLEIMAN Ch, LESÈCHE G, JÉBRAK G, PARIENTE R, FOURNIER M.

Service de Pneumologie et Réanimation, Hôpital Beaujon, 100 boulevard du Général Leclerc, 92110 Clichy.

Pratiquée de longue date chez les patients porteurs de bulles géantes (> 1/3 hémithorax), la chirurgie d'emphysème a connu un essor récent dans le cadre de l'emphysème diffus non bulleux (poumon évanescent). Dans tous les cas, certains critères de gravité (obstruction majeure, hypercapnie) sont souvent considérés comme contre-indiquant la chirurgie. Nous rapportons une étude rétrospective concernant 32 patients emphysémateux sévères (VEMS ² 30 % de la théorique) opérés dont 19 patients présentaient des bulles géantes (groupe I) et 13 des lésions évanescentes (groupe II). Les deux groupes étaient comparables en terme d'âge (groupe I 54 ± 9 ans, groupe II 55 ± 9 ans), de tabagisme (groupe I 49 ± 26 paquets-années [PA], groupe II 45 ± 25 PA) et de sévérité de l'insuffisance respiratoire. Tous les patients étaient dyspnéiques au repos ou pour des efforts minimes (dyspnée grade 4 ou 5 selon Fletcher). Tous présentaient une obstruction sévère avec un VEMS moyen pré-opératoire de 21 ± 5 % pour le groupe I et 18 ± 5 % dans le groupe II (p : NS) et souvent une hypercapnie (Tableau). L'opération a consisté en une résection de bulles pour le groupe I et une réduction de volume pour le groupe II. Les résultats fonctionnels 6 mois après l'intervention révèlent une amélioration nette de l'index de dyspnée (diminution d'au moins un grade chez tous les patients, sauf un dans le groupe II), et une amélioration significative en terme de VEMS, de PaO2 et de PaCO2 (Tableau) dans les deux groupes. Néanmoins, l'amélioration du VEMS et de la PaO2 après bullectomie est significativement plus importante (p = 0,047 et p = 0,001) qu'après réduction de volume.

En conclusion, sous réserve d'indications soigneusement étudiées, la résection de grosses bulles et la réduction de volume apportent un bénéfice fonctionnel significatif à 6 mois même chez des patients présentant une insuffisance respiratoire sévère.

		VEMS          PaO2          PaCO2	
              (% théorique)   (mmHg)        (mmHg)
	Préop	21±5		62±10       43±8	
Groupe I	   (P<0,000)      P<0,000)      P=0,004)
	Postop*	35±11           74±10       39±7	
	Préop	18±5            54±7        45±5	
Groupe II          (P=0,003)      (P<0,03)      (P<0,05)
	Postop*	27±8            61±8        40±5	

* 6 mois après l'intervention


INTERET DE LA TOMODENSITOMÉTRIE DANS LE BILAN LÉSIONNEL
ET LA PRISE EN CHARGE DES TRAUMATISMES FERMES DU THORAX.
A PROPOS DE TRENTE CAS.

G. Bertot (1), V. Devaussuzenet (1), A. Genevois (1), B. Dureuil (2) M. Benozio (1 )

(1 ) service de Radiologie,
(2) Service de Réanimation chirurgicale -
CHU ROUEN

But : Comparer les performances diagnostiques de la radiographie thoracique (RT) et de la tomodensitométrie (TDM) dans le bilan lésionnel des traumatismes thoraciques fermés.

Matériel et méthode : Etude rétrospective sur 30 patients hospitalisés en Réanimation pour traumatisme thoracique fermé entre octobre 1995 et mars 1996. Chaque patient a eu au minimum une RT à l'admission et une TDM thoracique dans la semaine suivant l'admission (21 patients ont eu la TDM dans les 24 h).

Résultats : Sur un total de 21 pneumothorax, 3 n'étaient visibles que sur la TDM, dont 2 ont été drainés; 24 épanchements pleuraux étaient visibles uniquement sur la TDM, aucun n'a été drainé; une contusion pulmonaire a été méconnue par la RT dans 38 % des cas; les déchirures pulmonaires (n = 4), les atélectasies en bande (n = 5) n'étaient jamais visualisées sur la RT. Sur les 3 ruptures diaphragmatiques, 1 était soupçonnée sur la RT, les 3 étaient visibles sur la TDM. Parmi les 2 fractures sternales, 1 a été découverte par la TDM. 5 patients avaient des anomalies médiastinales sur la RT: la TDM a montré 2 hémomédiastins (aortographie normale), une atélectasie, 1 aspect normal, 1 hématome rétrosternal associé à une fracture sternale. Au total, la TDM a fait découvrir 58 lésions. Un changement de traitement est survenu chez 5 patients.

Conclusion : La TDM est plus sensible que la RT, en particulier pour la recherche de lésions pleurales et parenchymateuses. Elle permet un bilan lésionnel précis, d'où une prise en charge adaptée en cas d'aggravation clinique. Son indication doit reposer sur une analyse systématique de la RT. Une lecture systématique de la TDM est également nécessaire. Nous proposons une grille de lecture de ces deux examens.


RESECTIONS PULMONAIRES CHEZ L'OCTOGENAIRE

RÉGNARD JF, CALANDUCCI F., GUIBERT L, DENET C.,
MAGDELEINAT P., LEVASSEUR P.
Hôpital Marie Lannelongue, Le Plessis Robinson, France

Avec l'accroissement de l'espérance de vie, de plus en plus de patients âgés sont proposés pour l'exérèse d'une tumeur pulmonaire.

Patients : 42 octogénaires ont ainsi été opérés dans le service ces 14 dernières années pour un cancer du poumon. Il s'agissait de 35 hommes et de 6 femmes, d'un âge moyen de 82 ans (80 à 91). 30 de ces patients avaient une intoxication tabagique importante, 9 avaient des antécédents néoplasiques et 26 des antécédents cardio-vasculaires. 26 lobectomies, 1 bilobectomie, 10 pneumonectomies, 1 résection atypique et 4 thoracotomies exploratrices ont été réalisées. 12 tumeurs étaient classées en stade I, 14 en stade II et 12 en stade III (8 T3, 4 N2).

Résultats : 29 patients (70%) ont eu des suites opératoires simples. Les principales complications post-opératoires ont été une pneumopathie (6), une fistule bronchique (2), un accident vasculaire cérébral (1), un angor (1), une péritonite (1). 2 patients (5%) sont décédés en post-opératoire. Les suites opératoires ont été plus difficiles après pneumonectomie qu'après lobectomie, mais un seul décès a été observé parmi les 10 pneumonectomies. Des troubles transitoires de la cohérence ont été observés mais ont toujours régressé spontanément.

Les facteurs prédictifs significatifs de complications et de décès post-opératoires ont été : l'amaigrissement, l'altération du VEMS pré-opératoire et du rapport de Tiffeneau. En revanche, l'âge, le sexe, le côté de la lésion, le stade de la tumeur et l'existence de tares cardio-vasculaires n'ont pas été déterminants.

Ces résultats ont été comparés à ceux de 138 patients, âgés de 75 à 80 ans, opérés pendant la même période. Aucune différence significative n'a été observée.

Les survies à 3 et à 5 ans ont été respectivement de 39 et 16% en cas de résection complète. 6 patients sont actuellement en vie plus de 3 ans après l'intervention. Là encore, les résultats à distance ne diffèrent pas significativement de ceux observés dans la population des patients âgés de 75 à 80 ans.

Conclusions : Les résections pulmonaires pour cancer sont possibles après 80 ans chez des patients cependant très sélectionnés. L'état général et l'état respiratoire sont les éléments les plus discriminants pour sélectionner les indications opératoires. Les 6 survivants au-delà de 3 ans confirment l'intérêt carcinologique de cette chirurgie.


SYNDROME POST-PNEUMONECTOMIE DE L'ADULTE :
Diagnostic et traitement à propos de 7 observations

RÉGNARD J.F.*, POULIQUEN E.**, MAGDELEINTAT P.*, SOHIER L**,
GOURDEN P.**, GHARBI N.*, BOURCEREAU J.*, LEVASSEUR PH.*

* Hôpital Marie Lannelongue, Le Plessis Robinson, France
** Clinique du Ter, Ploemeur, France

Le syndrome post-pneumonectomie décrit chez l'enfant peut se voir chez l'adulte. Il réalise une compression de la bronche principale sur le billot rachidien ou aortique en rapport avec une déviation médiastinale excessive.

L'objet de ce travail a été de rapporter 7 cas pour en préciser les modalités du diagnostic et de la prise en charge thérapeutique.

Patients : Entre 1983 et 1995, nous avons répertorié 7 cas consécutifs de syndrome post-pneumonectomie de l'adulte. Il s'agissait de 5 femmes et de 2 hommes, d'un âge moyen de 39 ans (17 à 65). 6 patients avaient eu une pneumonectomie droite et 1 une pneumonectomie gauche en moyenne 34 mois avant l'apparition du syndrome (3 mois à 10 ans). La symptomatologie fonctionnelle a varié entre une simple aggravation de la dyspnée jusqu'à une détresse respiratoire. La fibroscopie trachéo-bronchique notait un aspect de sténose par compression extrinsèque au niveau d'une bronche principale ou d'une bronche lobaire. Le scanner thoracique a toujours objectivé la déviation médiastinale excessive et la compression bronchique sur le billot rachidien ou aortique.

Résultats : Les 2 premiers patients ont été traités par voie endoscopique avec mise en place d'une endo-prothèse ; dans les deux cas, la prothèse s'est déplacée, nécessitant son ablation en urgence et la réalisation d'une trachéotomie chez une patiente et occasionnant un décès par asphyxie chez l'autre patiente. Les 4 patients suivant ont été opérés d'emblée pour effectuer un recentrage du médiastin par mise en place d'une prothèse endo-thoracique de type skin-expandeur. Une prothèse gonflable, d'un volume variant de 480 cc à 1250 cc a ainsi été mise en place. Le résultat fonctionnel a été spectaculaire chez 3 patients avec notamment extubation immédiate de la patiente opérée en détresse respiratoire. Un patient opéré 10 ans après une pneumonectomie a eu une amélioration partielle. Le contrôle fibroscopique a toujours montré une amélioration de la compression extrinsèque. Ces 4 patients mènent une vie normale avec des reculs oscillant entre 6 mois et 4 ans. Le dernier patient n'a pas été opéré du fait du retentissement fonctionnel modéré.

Conclusions : Ce syndrome rare justifie la surveillance de la déviation médiastinale après pneumonectomie. Son traitement est chirurgical et semble d'autant plus efficace qu'il est réalisé précocement.


TRANSPLANTATION PULMONAIRE AU COURS DES CONNECTIVITES

Bertocchi M., Mornex J.F.
Service de pneumologie. Hôpital Louis Pradel. Lyon.

Au cours des connectivites (sclérodermie, syndrome CREST, lupus érythémateux, connectivite mixte, polymyosite et polyarthrite rhumatoide), l'atteinte pulmonaire peut faire discuter une transplantation quoiqe ces maladies soient généralement considérées comme des contrindications. Des cas cliniques isolés ne permettent pas d'aider la décision. Nous avons donc entrepris une enquète internationale auprès des équipes de transplantation pulmonaire. Parmi 40 équipes (ayant greffé 2930 malades) les 2/3 considèrent que la prise en charge de ces malades est plus difficile et la moitié que les résultats sont moins bons. Au total 1,3 % des malades (soit 39) ont été greffés pour atteinte pulmonaire (19 pneumopathies interstitielles, 7 hypertensions pulmonaires, l'association des deux 7 fois et 2 bronchiolites oblitérantes) d'une connectivite (sclérodermie: 14, syndrome CREST: 8, lupus érythémateux: 5, connectivite mixte: 4, polymyosites et polyarthrite rhumatoide: 6). La survie actuarielle de 37 (6 cœur-poumons, 23 monopulmonaires et 8 bipulmonaires) de ces malades est de 68% à 1 an, 61% à 2 ans et 53% à 4 ans. De moins bons résultats sont observés après greffe cardiopulmonaire et au cours des polymyosites et des connectivites mixtes. Les complications spécifiques sont les défaillances multiorganiques et les lésions viscérales des connectivites (en particulier digestives).

En conclusion, la survie après transplantation pulmonaire au cours des connectivites est peu différentes des autres indications autorisant ce geste dans ces indications chez des malades soigneusement sélectionnés.


PLACE DE LA CHIRURGIE DANS LE TRAITEMENT DE
L'ASPERGILLOSE PULMONAIRE INVASIVE (API)
CHEZ LES PATIENTS NEUTROPENIQUES.

Bernard A., Caillot D., Couaillier J.F., Guy H., Favre J.P..
Service de chirurgie thoracique, d'Hématologie clinique et de radiologie.
C.H.U. Dijon.

Le but de l'étude est montrer la place de la chirurgie dans le traitement de l'API ainsi que sa morbidité et sa mortalité.

De janvier 1991 à Octobre 1996, nous avons opéré 18 patients avec un âge moyen de 49 ans (5-67 ans) (10 hommes et 8 femmes). Dix sept patients ont eu une chimiothérapie aplasiante et un patient une autogreffe. La durée de la neutropénie était de 28 jours (15-45 jours).Le diagnostic de l'API a été porté sur le scanner montrant soit un signe du halo périlésionnel soit le signe du croissant aérique. Le temps entre les premiers signes et le début du traitement antifongique était de 2.6 jours (0-17 jours).

1) Huit patients ont été opérés en urgence afin de prévenir une hémoptysie massive. Le foyer aspergillaire était au contact de l'artère pulmonaire ou l'une de ses branches avec disparition du liseré de sécurité sur le scanner. Le temps entre le diagnostic de l'API et la chirurgie était de 10 jours (2-19) et le taux moyen de polynucléaires était de 296 éléments/mm3 (0-1000). Chez 7 patients une transfusion de plaquettes était nécessaire. Le type de résection était une lobectomie chez 6 patients et une lobectomie associée à une segmentectomie chez 2 patients. Une plastie de l'artère pulmonaire était pratiquée chez 2 patients. Des transfusions sanguines ont été nécessaires chez 5 patients. Un patient est décédé en postopératoire par progression de l'API. Les patients ont quitté l'hôpital en moyenne au 13 ème postopératoire (6-18).

2) La résection de masses aspergillaires résiduelles a été pratiquée chez 6 patients: une fois pour une volumineuse lésion surinfectée, 2 fois avant de réaliser une allogreffe de moelle et 3 fois avant de reprendre une chimiothérapie aplasiante. Le délai entre le début du traitement antifongique et la chirurgie était de 24 jours (4-25 Jours). Chez 3 patients une lobectomie a été réalisée, une fois une lingulectomie et 2 fois une résection atypique. Aucun décès en postopératoire n'a été rapporté. La durée moyenne du séjour postopératoire a été de 11 Jours(7-20).

3) Dans un but diagnostique la résection a permis d'isoler de l'aspergillus au sein d'un foyer persistant chez 4 patients traités par un antifongique.

L'amélioration du pronostic de l'API passe par un diagnostic précoce et la mise en place rapide d'un traitement antifongique pouvant être associé à la chirurgie pour la prévention des hémoptysies ou la résection des foyers résiduels.


APPORT DES TECHNIQUES MINI-INVASIVES DANS LE DIAGNOSTIC
ET LE SUIVI DES LYMPHOMES.

D. Gossot (1), E. de Kerviler (2), J. Frija (2)
Services de Chirurgie (1) et de Radiologie (2) Hôpital Saint-Louis, 75010 Paris

Le diagnostic anatomo-pathologique d'un lymphome non hodgkinien (LNH) ou d'une maladie de Hodgkin (MDH) peut être nécessaire au début de la maladie, au cours de son évolution ou d'une rechute. Lorsqu'il ne peut être, obtenu facilement, une biopsie intra-abdominale ou intra-thoracique doit être réalisée. Elle peut être, faite le plus souvent par une technique mini-invasive.

Patients et Méthodes : Soixante dix-huit gestes de chirurgie endoscopique à visée biopsique ont été, effectues chez 76 patients ayant un LNH ou une MDH suspecte ou connu. Dans le même temps, 4 interventions conventionnelles ont été faites (2 médiastinotomies et 2 laparotomies) et cinquante autre patients ont eu une ponction biopsie sous contrôle radiologique.

Les circonstances des 76 gestes chirurgicaux ont été les suivants : diagnostic initial (45 cas), progression de la maladie et/ou autre localisation (19 cas), masse, résiduel après traitement (13 cas). Il y a eu l4 laparoscopies, 9 mediastinoscopies et 55 thoracoscopies. Quatre patients ont été opérés après échec d'une biopsie radioguidée.

Résultats : Un diagnostic a été obtenu dans 71 cas (89,7%). Il y a eu 3 échecs après laparoscopie (21,4%) et 4 après thoracoscopie (7,2%). Sur les 29 gestes effectues pour LNH, 3 typages ont été difficiles (10,3%). La mortalité a été nulle et la morbidité de 3,9%. La durée moyenne d'hospitalisation a été de 2,1 jours (1-14 jours).

Conclusion : Lorsqu'une biopsie radioguidée est difficile ou contre-indiquée, un abord par chirurgie, endoscopique permet un diagnostic dans la majorité des cas. Lorsqu'elles sont réalisables, la médiastinoscopie, et la thoracoscopie ont un meilleur rendement que la laparoscopie.


ABORD THORACOSCOPIQUE DES NODULES PULMONAIRES
ÉVALUATION PROSPECTIVE D'UNE SÉRIE DE 118 PATIENTS.

D. Gossot (1), G. Paladines (1), E de kerviler (2), J- Frija (2), M. Célérier (1)

(1) Service de Chirurgie,
(2) Service de Radiologie
Hôpital Saint-Louis, 75010 Paris

Un nombre croissant de nodules pulmonaires relèvent d'un abord thoracoscopique. Nous avons évalué des résultats et la morbidité de cette technique sur une série consécutive de 118 patients opérés par le même opérateur.

Patients et Méthodes : Cent-vingt nodules ont été réséqués par thoracoscopie chez 118 patients. La taille moyenne des nodules était de 16 mm (4 a 30 mm). Un repérage pré-opératoire a été fait dans 60 cas (50,8 %). Les gestes effectués ont été les suivants : biopsie (4 cas), résection cunéiforme (RC) (97 cas), RC suivie de lobectomie vidéo-assistée (11 cas), RC suivie de lobectomie endoscopique (8 cas).

Résultats : La mortalité a été de 0,08 % (1 cas de SDRA après lobectomie). La morbidité per-opératoire a été de 1,6 % (2 hémorragies per-opératoire conduisant à une thoracotomie) et la morbidité post-opératoire de 4,2 % . Il y a eu 6 cas de conversion en thoracotomie (5,08~). Les nodules ont pu être repérés dans tous les cas sauf 2 (1,6 %). La durée moyenne de séjour post-opératoire a été de 4,6 jours sur l'ensemble de la série et de 3,2 jours pour les résections cunéiformes et les biopsies.

Commentaires : La morbidité des résections thoracoscopiques de nodules pulmonaires est très faible et diminue avec l'expérience de l'opérateur. L'expérience permet de se passer d'une technique de localisation pré-opératoire dans de nombreux cas, mais celle-ci reste utile pour les nodules de petite taille (<0,7 mm). Elle permet une intervention rapide, sûre et fiable. Le recours à une mini-thoracotomie est exceptionnel. La maîtrise des techniques de repérage radiologique, des techniques simples de biopsie et résection et des techniques complexes de lobectomies endoscopiques doit permettre de faire de l'abord thoracoscopique des nodules pulmonaires une intervention mini-invasive.


LYMPHANGIOME DU MEDIASTIN CHEZ L'ADULTE

LE PIMPEC BARTHES F., RIQUET M., BRIERE J., PARIS E., (et le Groupe Thorax)
Service de Chirurgie Thoracique - Hôpital Laënnec - 42 rue de Sèvres 75007 PARIS

Par analogie avec les lymphangiomes cervico-médiastinaux rencontrés chez le nouveau né et le nourrisson, les lymphangiomes du médiastin de l'adulte sont attribués à une malformation congénitale. Cette pathologie pourtant parait selon toute vraisemblance acquise au niveau des chaînes anatomiques lymphonodales du médiastin.

Nous avons revu collectivement 20 cas de lymphangiomes du médiastin. Il s'agissait de 14 hommes et 6 femmes âgés de 15 à 77 ans, moyenne 45 ans. La plupart de ces formations était de découverte systématique sur une radiographie pulmonaire et a été précisée par tomodensitométrie. Onze siégeaient au niveau de la chaîne prétrachéale droite (loge de Baréty), une au niveau du groupe des lympho-noeuds inter-trachéo-bronchiques, une au niveau de la chaîne trachéo-oesophagienne, une au niveau des lympho-noeuds du ligament triangulaire gauche, 1 au niveau de la chaine préaortocarotidienne, 3 au niveau des chaînes phréniques (gauche : 2, droite : 1), et deux étaient de siège sus-claviculaire (dont l'une survenue à l'âge de 77 ans). Dans 17 cas, il s'agissait de lymphangiomes typiques avec endothélium vasculaire, fibres musculaires lisses et tissu lymphoïde au sein de la formation kystique ; dans 3 cas, il y avait une forte composante vasculaire permettant de parler d'hémolymphangiomes. Ces 3 cas étaient particuliers : les formations kystiques siègeait au niveau des chaînes médiastinales antérieures phréniques. A droite, l'une était fortement adhérente à la face antérieure de la veine cave supérieure. A gauche, les deux autres étaient associées à l'existence d'une veine cave supérieure gauche. Il n'était donc possible de parler de malformation d'origine congénitale qu'uniquement dans ces 3 cas.

En conclusion, il semble que dans la majorité des cas chez l'adulte, les lymphangiomes histologiquement typiques aient une origine acquise ; l'origine congénitale, plus rare, serait associée, quant à elle, à des malformations du développement du système veineux et correspondrait à des hémolymphangiomes.


TRAITEMENT DE L'HYPERTENSION ARTERIELLE PULMONAIRE
POST-EMBOLIQUE PAR THROMBO-ENDARTERECTOMIE:
RESULTATS CHEZ 37 PATIENTS.

Parent F. Fadel E.*, Parquin F.*, Chapelier A.*, Dartevelle P.*, Simonneau G.

Service de Pneumologie, Hôpital Antoine Béclère, Clamart et
* Service de Chirurgie Thoracique, Centre Chirurgical Marie Lannelongue, Le Plessis Robinson. Université Paris Sud.

L'hypertension artérielle pulmonaire post-embolique (HTAP-PE) est une affection grave dont les seules possibilités thérapeutiques, outre le traitement anticoagulant, sont la thromboendarterectomie (TBE) et la transplantation pulmonaire. Le but de cette étude est de présenter la survie et les résultats cliniques et hémodynamiques de 37 patients consécutifs, porteurs d' HTAP-PE ayant bénéficié d'une TBE entre 1990 et 1996 à l'Université Paris Sud.

Patients : Tous les patients présentaient une HTAP post-embolique diagnostiquée par cathétérisme cardiaque droit et angiographie pulmonaire, la faisabilité d'une TBE était évaluée à l'angiographie.

Résultats : 37 patients (17 hommes et 20 femmes) âgés de 48 ± 14 ans ont bénéficié d'une TBE de Janvier 90 à Novembre 96. La mortalité périopératoire a été de 8 patients (21 %): 7 décès dus à la persistance de I'HTAP, 1 par plaie vasculaire pulmonaire. Parmi ces 37 patients, 13 patients ont été opérés en 1996, avec une mortalité nettement moindre: 1 seul décès parmi les 13 patients opérés en 1996 (7%), en partie grâce à l'apport de la chirurgie vidéo-assistée. Les caractéristiques cliniques et hémodynamiques montrent une amélioration chez les 24 patients, contrôlés à 3 mois :

                      Pré-opératoire    Post-opératoire 	
Classe fonctionnelle:    n = 16             n = 4 	
III, IV
 I, II                   n = 8              n = 20 	

PAP (mmHg)              44 + 20             26+8           *
IC (I/mn/m2)            2,7 + 0,8          3,3 + 0,6       *
RVPT (dynes)            899 + 633          377 + 141       *
 (UI)                    19 + 13           8,2 + 3,1       *

PAP = pression artérielle pulmonaire moyenne.
IC = index cardiaque.

RVPT = résistances vasculaires pulmonaires totales. * = p<0,001. Conclusion : La TBE est une chirurgie difficile, dont les résultats s'améliorent nettement avec l'expérience de l'équipe médico- chirurgicale. La chirurgie vidéo-assistée semble avoir été, dans notre expérience, un progrès décisif permettant une désobstruction plus distale.


LES COMPLICATIONS VIDEO-ASSISTEE. DE LA CHIRURGIE THORACIQUE.
A propos de 779 interventions consécutives

P Gasne, D Gossot, M Célérier.
Service de Chirurgie, Hôpital Saint-Louis, F-75010 Paris

Le but de ce travail a été d'analyser les complications de la chirurgie thoracique vidéo-assistée à partir de l'étude prospective de 779 thoracoscopies réalisées chez 645 patients en 5 ans par un seul opérateur.

Patients et méthodes: De Mars 1991 à Juin 1996, 779 thoracoscopies consécutives ont été pratiquées chez 645 patients (381 hommes et 264 femmes, age moyen = 44,3 ans, extrêmes 16 à 92 ans). Il s'agissait de thoracoscopies thérapeutiques (n=460) diagnostiques (n=194), ou mixtes (n=125). Une fiche informatisée résumant l'observation, l'indication, le geste chirurgical et les suites opératoires a été tenue à jour après chaque intervention, et l'analyse de la série a porté sur la période péri-opératoire (de J0 à J+30), en recueillant les durées moyennes de drainage et d'hospitalisation, les taux de mortalité, de complications per et post-opératoires, de conversions, d'incisions associées, de réinterventions par type d'indication et par geste effectué.

Résultats: Les durées respectives moyennes de drainage et d'hospitalisation étaient de 2,6 et 4,1 jours. Soixante-sept (8,6%) procédures ont été converties en thoracotomie, et une incision associée a été nécessaire dans 53 (6,8%) autres cas. Au total, 659 (84,6%) thoracoscopies ont été réalisées sans aucune incision complémentaire. Treize (1,7%) décès sont survenus en post-opératoire. Soixante-neuf (9%) complications majeures et 33 (4,2%) complications mineures ont été observées, soit en tout 102 (13,1%) complications dont 32 (4,1%) majeures et 16 (2,1%) mineures nous paraissent liées plus ou moins directement à la thoracoscopie. une reintervention a été nécessaire chez 15 (1,9%) patients, et dans 3 cas, elle a été possible par thoracoscopie. La décroissance de l'ensemble de ces taux a été régulière avec les années.

Conclusion : En dépit de son caractère mini- invasif, la chirurgie thoracique video-assistée comporte des complications propres. Celles-ci diminuent avec l'expérience de l'opérateur. Ce travail a permis de mettre en évidence des facteurs de prévention de certaines complications.


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