|
|
Exposition à l'allergène |
|
Les larves rouges sont utilisées par exemple, comme appât ou comme nourriture pour les poissons rouges, et peuvent induire une sensibilisation allergique chez les passionnés de pêche, les chercheurs ainsi que les ouvriers travaillant dans les industries du poisson. |
Il existe de 5 000 à 10 000 espèces différentes à travers le monde. Dans les pays occidentaux, l’espèce
la plus observée est C. thummi, également connue sous le nom de C. riparius, alors qu’au Japon,
ce sont des espèces voisines, comme par exemple C. plumosus, C. yoshimatsui et Tokunaga akamusi qui
prédominent.
|
Réactivité croisée |
|
On a rapporté l’existence de réactions croisées entre les espèces de chironomes (6) (11) (12). Par ailleurs, on a également rapporté l’existence de réactions croisées avec d’autres allergènes, comme ceux du moustique (13), du ver à soie (5), des acariens domestiques (14), de la crevette, de l’anisakis et de la blatte (15), et enfin de la mouche du Soudan (la principale cause d’asthme et de rhinite au Soudan) (16). |
|
Données cliniques |
|
Au Japon, les chironomides adultes (cousins) sont considérés comme l’un des principaux allergènes impliqués dans l’asthme. Au cours d’une étude, on a pu observer que presque 40% des patients souffrant d’asthme présentaient des taux élevés d’IgE spécifiques du chironomide (1). Des découvertes similaires ont été rapportées par plusieurs autres études (2) (3). Sur un groupe de patients souffrant d’asthme et vivant près de lacs eutrophisés, 12 à 21% d’entre eux ont été trouvés positifs à différentes espèces de chironomides à l’aide du Phadia CAP System (4). Sur 51 patients souffrant d’asthme induit par les acariens domestiques, 49% ont été trouvés positifs à C. yoshimasui avec le Phadia CAP System (5). 5 patients allemands asthmatiques, amateurs de pêche (larve) et 3 patients atteints de rhinoconjonctivite et /ou d’asthme (chironome adulte) vivant près de lacs dans le Wisconsin (USA) ont tous été trouvés positifs par RAST (6). En Corée, 20% des 475 patients d’une étude souffrant d’allergie respiratoire ont présenté des tests cutanés positifs aux chironomes. Les auteurs ont suggéré que les chironomes devraient être considérés comme des allergènes respiratoires puissants (7). En Grande-Bretagne, on a détecté des IgE chez environ 8% des membres d’une communauté installée sur le site d’un lac eutrophisé près d’Oxford, où l’on a étudié les chironomes adultes (cousins) en tant qu’une des causes d’asthme. Bien que l’incidence des réactions allergiques dans cette communauté était basse, le Phadebas RAST corrélait de manière significative avec les symptômes observés (8). Il existe plusieurs rapports de cas. Un rapport a ainsi décrit le cas d’une femme de 48 ans vivant à côté d’une rivière,
chez qui on a diagnostiqué un asthme bronchique induit par les chironomes adultes (cousins), et qui présentait un
RAST positif (9). Un autre rapport a décrit le cas d’un homme de
43 ans, chercheur, présentant un RAST positif, qui a développé une rhinite allergique en travaillant avec des chironomes
adultes, à côté de lacs japonais eutrophisés (10). Une réaction allergique retardée a été décrite
chez un amateur de pêche âgé de 47 ans, qui a développé un érythème. Il présentait des IgE, ainsi que des patch-tests
et des tests cutanés positifs, réalisés avec des extraits d’aliments séchés contenant des chironomes. La localisation
de l’eczéma, à savoir sur le visage, était probablement due à une dermatite de contact provoquée par des allergènes
aéroportés. Les cousins peuvent également provoquer des dermatites de contact causées par des allergènes aéroportés
(11). |
Fiche signalétique |
|
Les membres de la famille des Chironomidae sont connus en tant que moustiques qui ne piquent pas (cousins). Il existe de 5 000 à 10 000 espèces différentes à travers le monde. Dans les pays occidentaux, l’espèce la plus observée est C. thummi, également connue sous le nom de C. riparius, alors qu’au Japon, ce sont des espèces voisines, comme par exemple C. plumosus, C. yoshimatsui et Tokunaga akamusi qui prédominent. Les larves sont aquatiques, et il est fréquent de trouver des chironomes adultes (cousins) autour des lacs et des rivières. Les allergènes les plus puissants responsables des
réactions croisées sont les hémoglobines, et les deux allergènes majeurs qui ont été
décrits dans plusieurs travaux sont chi t 1 et le composant III de chi t 1 (12).
Il existe également des antigènes spécifiques d’espèces (5). |
Références |
|
[Medline]
Last update: May, 2000 |
© Copyright Phadia Édition HTML: Croisix
Retrouvez le dictionnaire Phadia des allergènes sur Asmanet http://www.remcomp.fr/asmanet/allergenes/
et la base de données sur l'asthme professionnel http://www.asmanet.com/asmapro/
Date de création:1er juin 2001-Dernière mise à jour: 28/01/02
Le secret des correspondances transmises sur le réseau Internet n'est pas garanti.
Toute personne citée dispose d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données le concernant
(art. 34 de la loi "Informatique et Libertés" n° 78-17 du 6 janvier 1978). Pour
l'exercer adressez-vous à Croisix
-clause
Les données personnelles ne peuvent être utilisées à des fins de prospection, quelque en soit la nature (voir
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/rapports/publpost.pdf )