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Source allergénique : blanc d’œuf lyophilisé Les IgE spécifiques de l’œuf sont généralement les première à apparaître chez les enfants développant une maladie atopique. |
Exposition à l'allergène |
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Œufs cuits ou crus. |
Exposition involontaire |
Réactivité croisée |
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Œufs provenant d’animaux voisins de la poule. |
Il a été démontré que le sérum, la viande,
le blanc et le jaune d’œuf de poule et de poulet ont des allergènes communs. |
Données cliniques |
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On s’accorde généralement à penser que l’œuf est l’un des principaux aliments incriminés dans les allergies alimentaires chez le nourrisson et l’enfant. Au cours d’une étude réalisée sur des enfants allergiques aux œufs, Rowntree et coll. (2) ont détecté la présence d’IgE chez plus de 65% des enfants présentant de l’eczéma et des symptômes respiratoires. Une étude de suivi réalisée sur des nourrissons a montré que ceux qui présentaient une allergie au blanc d’œuf étaient les plus susceptibles de développer une allergie respiratoire à partir de l’âge de 7 ans. A la fin de cette étude, les chercheurs ont conclu que la sensibilisation au blanc d’œuf serait un meilleur indice prédictif de l’atopie, que la mesure du taux d’IgE totales (3). Le blanc d’œuf provoque souvent de l’urticaire et de l’eczéma chez les enfants en bas âge. Les symptômes qui ont été le plus souvent observés au cours d’une étude réalisée sur 84 enfants allergiques aux œufs sont prurits et dermatites atopiques (4). Les vaccins cultivés sur œuf embryonné de poule (comme ceux des oreillons, de la grippe ou bien encore de la fièvre jaune) sont susceptibles de provoquer des réactions allergiques sévères, notamment l’anaphylaxie, puisqu’ils contiennent des protéines de l’œuf (5). Cependant, d’autres chercheurs n’ont pas relevé de telles réactions chez les enfants présentant une allergie documentée aux œufs (6). Le risque est devenu faible, voire nul, grâce aux nouvelles formes de vaccins qui ont été développées (7). Des cas de sensibilisations IgE dépendantes aux protéines de l’œuf, chez les ouvriers travaillant dans des usines de transformation de l’œuf ont été rapportés (8). On a découvert que le taux d’IgE spécifiques du blanc d’œuf (f1, Phadia CAP SystemTM RASTâ FEIA) était un marqueur de tolérance efficace dans le suivi de l’allergie à l’œuf (9). La probabilité pour qu’un second test de provocation soit positif était encore de 9% chez les patients ayant un taux d’IgE supérieur à 1.2 kUA/l. Cela explique que l’on puisse décider, et ce, même avec des taux bas, de retarder la réalisation d’un test de provocation à l’œuf, lors du suivi du régime d’éviction. Lorsque l’intolérance à l’œuf persiste chez des enfants plus
âgés ou chez des adultes, elle est peut être consécutive à une
exposition aux oiseaux domestiques et à la viande de poulet. |
Fiche signalétique |
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Les aliments susceptibles de contenir de l’œuf sont nombreux et d’une grande diversité. On peut notamment citer la vinaigrette, le pain, les pâtisseries en général (muffins, crêpes, gaufres, meringues…), les marshmallows, les boissons et soupes toutes prêtes, les crèmes glacées et sorbets, les garnitures des tartes, les saucisses, les viandes préparées (lorsque l’œuf est utilisé comme liant), la mayonnaise, les aliments en beignets ou bien encore certaines sauces comme la tartare ou la hollandaise. On utilise parfois le blanc d’œuf pour obtenir la mousse de la root beer (boisson d’origine américaine, que l’on peut qualifier de " soda mousse "), et certains vins ou cafés sont même parfois clarifiés par des protéines du blanc d’œuf (1). Caractéristiques des allergènes du blanc d’oeuf Les principales protéines allergisantes du blanc d’œuf sont l’ovotransferrine (également appelée conalbumine), l’ovomucoïde, l’ovalbumine et le lysozyme (10). On en a déterminé les caractéristiques (11). Ainsi, le lysozyme montre une grande affinité pour les IgE de tous les sérums provenant d’individus allergiques aux œufs. L’ovomucoïde résiste à la chaleur, à l’acide et aux enzymes protéolytiques (12). On a détecté la présence d’IgE dirigées contre une autre protéine de l’oeuf, l’ovomucine (13). En général, l’œuf cuit est un tout petit peu moins allergisant que l’œuf cru (14). Réactions croisées Langeland (15) a découvert l’existence de réactions croisées entre le blanc d’œuf de poule et le blanc d’œuf de dinde, de canard, d’oie et de mouette. On a également détecté la présence d’allergènes dans le jaune d’œuf de poule, ainsi que dans les sérums et la chair de poule et de poulet (15) |
Références |
Last update: 1999 |
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Date de création:1er juin 2001-Dernière mise à jour: 22/01/02
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