d1 Dermatophagoides Pteronyssinus 

 

Source allergénique : culture d’acariens.

Les symptômes les plus courants de l’allergie aux acariens sont l’asthme, la rhinite, ou la conjonctivite perannuels, avec souvent une recrudescence nocturne ou très matinale.

Exposition à l'allergène
Réactivité croisée
Données cliniques
Fiche signalétique

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Exposition à l'allergène

Distribution
Les acariens sont répandus dans le monde entier, mais abondent plus particulièrement dans une grande partie de l’Europe.
D. pteronyssinus (d1), D. farinae (d2) et D. microceras (d3) vivent dans les mêmes zones mais en proportions différentes.

Environnement
Les acariens vivent dans toutes les habitations situées à basse altitude, ou bien celles où règnent des conditions optimales d’humidité (hygrométrie > 45%). Dans les maisons, ils se nourrissent de squames humaines ou animales et abondent notamment dans les pièces de literie (oreiller, matelas…), les rembourrages des fauteuils et des divans, ainsi que les tapis et les moquettes.
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Réactivité croisée

Les acariens ont à la fois des allergènes communs et spécifiques d’espèces. Ils présentent de fortes réactions croisées avec d’autres dermatophagoides spp et ont des composants antigéniques communs avec d’autres acariens appartenant à la famille des Pyroglyphidae. Mais il n’existerait qu’une faible réactivité croisée avec les acariens de stockage n’appartenant pas à la famille des Pyroglyphidae.

 Certaines protéines allergisantes d’acariens, comme la tropomyosine, présentent un fort degré de réactivité croisée avec des invertébrés comme la crevette,    l’escargot, la blatte, et le chironome.


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Données cliniques

Réactions IgE dépendantes
Un certain nombre d’études réalisées sur des individus du monde entier allergiques à la poussière de maison ont montré que les acariens provoquaient asthme, rhinite ou conjonctivite perannuels,  avec souvent une recrudescence nocturne ou très matinale.
On a découvert au début des années 1920 que la poussière de maison était une des substances susceptibles de provoquer des réactions allergiques. En 1928, on savait que la poussière de maison contenait des acariens  (1) . En 1964, il devint clair que les acariens du genre Dermatophagoides étaient une des principales causes des réactions asthmatiques  (2)  (3). Depuis, l’association entre l’allergie aux acariens de la poussière de maison et l’asthme a été établie partout dans le monde.

Au cours de l’enquête de la Communauté Européenne sur la santé respiratoire (The European Community Respiratory Health Survey), étude internationale sur la prévalence et les facteurs de risques de l’asthme, les IgE spécifiques dirigées contre les allergènes courants ont été recherchées chez plus de 13000 adultes dans 37 centres de 16 pays différents. Il a été découvert à cette occasion une prévalence moyenne de sensibilisation à D. pteronyssinus de 20.3% (chiffres compris entre 6.7 et 35.1%) (6).

Bien que de nombreuses études ont rapporté que le pourcentage de sensibilisation était plus élevé parmi les enfants atopiques, et qu’une quantité importante d’acariens dans l’environnement augmentait la fréquence de la sensibilisation, on ne sait toujours pas vraiment aujourd'hui dans quelle mesure l’exposition aux allergènes d’acariens peut induire une sensibilisation ou provoquer l’apparition de symptômes sévères.
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Fiche signalétique

Les acariens domestiques constituent une des principales sources de sensibilisation dans le monde entier. Ils sont très abondants dans les lieux de repos de l’homme et vivent notamment dans la poussière, les pièces de literies (oreillers, matelas…), les rembourrages de fauteuils et de divans ou encore dans les moquettes ou les tapis.
Ils sont répandus dans le monde entier, mais abondent plus particulièrement dans une grande partie de l’Europe.
Ils vivent dans toutes les habitations situées à basse altitude, ou bien celles où règnent des conditions optimales de d’humidité (hygrométrie > 45%). Dans les maisons, ils se nourrissent de squames humaines ou animales et abondent notamment dans les pièces de literie (oreiller, matelas…), les rembourrages des fauteuils et des divans, ainsi que les tapis et les moquettes.

Ils ont un cycle de vie qui dure de 2 à 3½ mois. Leur taille est d’environ 0.3 mm.

Leurs déjections sont une puissance source d’allergène. Les allergènes d’acariens sont présents en suspension dans l’atmosphère sous forme de petites particules de la taille d’un grain de pollen. Ils peuvent donc facilement pénétrer dans les voies respiratoires. L’éviction des acariens permet d’améliorer les symptômes d’asthme. Un nettoyage minutieux, ainsi que le maintien d’une atmosphère sèche à l’intérieur des maisons (en gardant une température et un taux d’humidité bas) sont, jusqu’aujourd’hui, les seules mesures efficaces pour réduire durablement la concentration des acariens domestiques.

Jusqu’à maintenant, 10 protéines ont été identifiées comme étant des allergènes de D. pteronyssinus (4). La moitié d’entre elles ont une activité enzymatique.

Les antigènes majeurs de D. pteronyssinus sont Der p 1 et Der p 2. On a découvert que 80% des sérums testés, provenant de patients sensibilisés aux acariens réagissaient à Der p 1 et Der p 2  (5).

Dermatophagoides pteronyssinusus (d1), D. farinae (d2) et D. microceras (d3) vivent dans les mêmes zones mais en proportions différentes.

Des études réalisées en Suède et au Danemark ont montré que les habitations du Danemark ou bien proches de ce pays contenaient des taux plus élevés d’acariens que celles situées au centre et au nord de la Suède. On a également découvert une concentration élevée d’acariens dans les habitations ayant une faible ventilation associée à un taux d’humidité élevé. Durant les dernières décennies, le climat des pays scandinaves a influencé le style même des habitations, conduisant ainsi à la construction d’habitations " hermétiques " propices à l’humidité. De telles conditions ont favorisé la prolifération des acariens et des moisissures. Mais on ne sait toujours pas vraiment aujourd'hui dans quelle mesure l’exposition aux allergènes d’acariens peut induire une sensibilisation ou provoquer l’apparition de symptômes sévères.
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Références

  1. Dekker, H. Asthma and mites. Münch Med Wschr; 1928; 75: 515.
    [Medline]
  2. Voorhorst, R; Spieksma-Boezman, MIA; Spieksma, FThM. Is a mite (D.sp) the producer of the house dust allergen? Allergic Asthma; 1964; 10: 329.
  3. Voorhorst, R; Spieksma, FThM; Varekamp, H. House-dust atopy and the house-dust mite Dermatophagoides pteronyssinus. Leiden; 1969; Stafleu.
  4. Thomas, WR; Smith, W. House-dust-mite allergens. Allergy; 1998; 53; 9: 821-32.
    [Medline]
  5. Meyer, CH; Bond, JF; Chen, M-C; Kasaian, MT. Comparison of the levels of the major allergens Der p I and Der p II in standardised extract of the house dust mite, Dermatophagoides pteronyssinus. Clin Exp Allergy; 1994; 24: 1041-8.
    [Medline]
  6. Burney, P; Malmberg E; Chinn, S; Jarvis, D; Luczynska, C; Lai, E. The distribution of total and specific serum IgE in the European Community Respiratory Health Survey. J Allergy Clin Immunol; 1997; 99: 314-22.
    [Medline]

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Date de création:1er juin 2001-Dernière mise à jour: 25/01/02
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