|
|
Fiche signalétique |
|
Les crustacés font partie de la classe des arthropodes, tout comme les araignées (Arachnida), les mille-pattes (Myriapoda) et les insectes (Insecta). La plupart sont consommés crus ou cuits. La crevette représente l’essentiel de la capture annuelle (62%), suivie du crabe (28%) et enfin de l’écrevisse et du homard (10% ). Les allergènes présents dans les crustacés sont présentés comme thermostables et solubles dans l’eau. Par ailleurs, les particules allergéniques de crustacés sont si volatiles qu’on peut même les retrouver dans les vapeurs de cuisson (1) (2) (4). Plusieurs types de crustacés semblent avoir des composants allergéniques communs. Ceux-ci seraient en partie responsables des réactions adverses aux crustacés de type IgE dépendantes, chez des individus sensibilisés à la crevette (3). On a identifié un groupe de protéines de poids
moléculaires de 34 à 39 kD ayant un fort potentiel allergénique,
présentes dans un certain nombre de crustacés,
de mollusques, et même, d’après d’autres études, dans des insectes et des
arachnides (5)
(13) . Plusieurs de
ces protéines présentent une homologie de structure avec la
tropomyosine. Elles peuvent contenir des épitopes aussi bien
spécifiques d’espèce, que spécifiques des crustacés ou bien
encore spécifiques des arthropodes, mais elles semblent cependant
différentes des tropomyosines des oiseaux et des mammifères (5)
(6) (8).
Les épitopes ne semblent pas se trouver dans les
portions de la tropomyosine qui présentent une forte homologie entre
les espèces
(6). Un immunodosage
du Pen a 1 a permis de détecter cette molécule dans
la crevette,
le crabe et
le homard, mais pas dans l’
huître, les
acariens de la poussière de maison, la
blatte ni le
poisson
(5).
Des inhibitions de RAST ou d’immunoblot montrent souvent une
inhibition unilatérale. Ainsi, dans un même échantillon de sérum,
la crevette a inhibé la fixation des IgE spécifiques de la blatte
alors que la blatte a peu inhibé la fixation des IgE spécifiques de
la crevette. De la même manière, l’acarien a inhibé la fixation
des IgE spécifiques de
l’escargot, alors que l’escargot n’a pas
inhibé la fixation des IgE spécifiques de l’acarien
(15)
.
La raison de ce phénomène n’est pas claire, mais dépend
sans doute de l’exposition naturelle aux allergènes ou bien encore
des patients sélectionnés pour l’étude. |
Références |
|
© Copyright Phadia Édition HTML: Croisix
Retrouvez le dictionnaire Phadia des allergènes sur Asmanet http://www.remcomp.fr/asmanet/allergenes/
et la base de données sur l'asthme professionnel http://www.asmanet.com/asmapro/
Date de création:1er juin 2001-Dernière mise à jour: 23/01/02
Le secret des correspondances transmises sur le réseau Internet n'est pas garanti.
Toute personne citée dispose d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données le concernant
(art. 34 de la loi "Informatique et Libertés" n° 78-17 du 6 janvier 1978). Pour
l'exercer adressez-vous à Croisix
-clause
Les données personnelles ne peuvent être utilisées à des fins de prospection, quelque en soit la nature (voir
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/rapports/publpost.pdf )