|
Moins de 10% de l’ensemble des réactions adverses aux médicaments sont d’origine immunologique, et seule une partie d’entre elles sont IgE dépendantes. |
|
|
Exposition à l'allergène |
|
Traitement médicamenteux |
Exposition in utero ou par le biais de l'allaitement, de bébés dont la mère est traitée par de la pénicilline |
Réactivité croisée |
|
Il existe de nombreuses réactions croisées entre les différentes pénicillines (2). Cependant, des réponses immunologiques spécifiques de la chaîne latérale ont été rapportées dans de nombreux cas, ce qui montre bien l’utilité de procéder à des tests de diagnostic avec différents allergènes de pénicilline (3). |
Il existe également des réactions croisées entre les pénicillines et les céphalosporines, mais à un degré totalement inconnu (4). |
Données cliniques |
|
Prévalence La proportion de la population américaine ayant présenté des réactions allergiques à la pénicilline représenterait environ 0.7 à 10% des patients traités. Des réactions systémiques immédiates, ou des chocs anaphylactiques surviennent dans environ 0.01% des patients traités (1). Réactions IgE dépendantes Les réactions d’hypersensibilité de Type I sont IgE dépendantes, et peuvent être immédiates (début des troubles moins d’une heure après l’administration de pénicilline) ou accélérées (de 1 à 72 heures après l’administration). Ce mécanisme est responsable des chocs anaphylactiques, des oedèmes de Quincke et de certaines urticaires. Les réactions retardées (> 72 heures) ne sont généralement pas de type IgE dépendantes. Les béta-lactamines
(y compris les pénicillines et les céphalosporines) sont une des
causes les plus fréquentes d’hypersensibilité induite pas les
médicaments. En théorie, les tests cutanés sont également une source
d’exposition professionnelle. |
Fiche signalétique |
|
Structure de l’allergène Le déterminant allergénique majeur de l’allergie à la pénicilline est le radical penicilloyl lié par une liaison amide aux résidus de lysine des protéines. Classification des réactions On utilise la classification de Gell et Coombs pour répartir en 4 types distincts les réactions allergiques en fonction des mécanismes immunologiques. Les réactions d’hypersensibilité de Type I sont IgE dépendantes, et peuvent être immédiates (début des troubles moins d’une heure après l’administration de pénicilline) ou accélérées (de 1 à 72 heures après l’administration). Ce mécanisme est responsable des chocs anaphylactiques, des oedèmes de Quincke et de certaines urticaires. Les réactions retardées (> 72 heures) ne sont généralement pas de type IgE dépendantes. Les réactions de type II sont des réactions cytotoxiques IgG ou IgM dépendantes. Ce mécanisme est responsable des cas d’anémie hémolytique. Les réactions de type III sont médiées par des complexes antigènes-anticorps notamment en cause dans la maladie sérique. Les réactions de type IV sont des réactions d’hypersensibilité à médiation
cellulaire. Elles sont notamment en cause dans les dermatites de contact et certains rashs maculopapuleux. |
Références |
| [Medline]
Last update: May, 2000 |
© Copyright Phadia Édition HTML: Croisix
Retrouvez le dictionnaire Phadia des allergènes sur Asmanet http://www.remcomp.fr/asmanet/allergenes/
et la base de données sur l'asthme professionnel http://www.asmanet.com/asmapro/
Date de création:1er juin 2001-Dernière mise à jour: 30/01/02
Le secret des correspondances transmises sur le réseau Internet n'est pas garanti.
Toute personne citée dispose d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données le concernant
(art. 34 de la loi "Informatique et Libertés" n° 78-17 du 6 janvier 1978). Pour
l'exercer adressez-vous à Croisix
-clause
Les données personnelles ne peuvent être utilisées à des fins de prospection, quelque en soit la nature (voir
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/rapports/publpost.pdf )